Mes causes
Ce qui n’est pas raconté finit par ne plus exister.
Je défends deux causes, le littoral et la démocratie, avec une même conviction : les choses avancent quand les gens s’écoutent vraiment, quand ceux qui guident montrent l’exemple, et quand on fait confiance à l’intelligence du groupe.
Trois fatigues
Le monde des engagés traverse trois fatigues qui se renforcent.
- La fatigue démocratique. La défiance ne vise pas l’idée de démocratie. Elle vise une démocratie où l’on ne se sent ni écouté ni utile.
- La fatigue de l’engagement. Les bénévoles ne disparaissent pas, ils s’engagent autrement : plus court, plus ponctuel, sur des projets.
- La fatigue du récit. On agit beaucoup, on le fait savoir mal. Et ce qui n’est pas raconté perd sa place dans le débat, les budgets et les votes.
Trois leviers
- Des lieux où des gens différents font ensemble.
- Des méthodes qui permettent de parler et de décider ensemble.
- Des récits qui rendent visible ce qui agit.
Protéger le littoral et l’océan
On protège ce qu’on connaît. Cette cause est née de l’usage : la voile, la côte, les ports. Elle prend corps à La Recyclerie Maritime, où l’on donne une seconde vie au matériel nautique et où l’on invite chacun à prendre soin de la mer.
Soigner la démocratie par l’écoute mutuelle
La démocratie se répare au quotidien, par l’écoute, le terrain et l’intelligence collective. Six leviers la font vivre :
- L’écoute : avant de convaincre, comprendre.
- Le terrain : la démocratie se vit dans les associations, les casernes, les ports, pas seulement dans les urnes.
- Le quotidien : la citoyenneté est une pratique de tous les jours.
- Le vivre ensemble : faire travailler ensemble des gens qui ne se ressemblent pas.
- L’exemplarité et l’humilité : on ne demande pas aux autres ce qu’on ne s’applique pas à soi même.
- L’intelligence collective : un groupe bien animé décide mieux qu’un chef seul.
Je ne défends pas un camp, je défends la démocratie par l’écoute mutuelle.
La médiation dans toutes les situations
Presque tout conflit se dénoue quand chacun se sent entendu. J’ai une préférence assumée pour le diplomatique plutôt que le frontal, et des positions fermes sur l’essentiel.
Rendre visibles les solidarités
C’est le sujet que je porte à Sciences Po Rennes. Les solidarités ne disparaissent pas : ce sont leurs récits qui manquent, qui restent invisibles ou qui sont déformés. Rendre ces solidarités visibles devient une responsabilité collective : par l’engagement de terrain, par le relais des récits, et par les échanges du quotidien, jusque dans les messageries et les groupes privés.
Les solidarités existent. Le défi est de les rendre visibles.